| OS X facile | TypePad Archives | Kath'odon Blogger | Rue Jd'A | Les oeuvres de Monique |

26 mars 2006

Un soir, une sirène, à Montréal

Découvert grâce à Errance cette histoire d'un taxi man de nuit à Montréal.

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

08 janvier 2006

Transitions

The Art of Dying King's College 2003Foi, espérance, générosité, patience, humilité (Ars moriendi) ;

Déni, révolte, marchandage, tristesse, résignation (E. Kûbler-Ross) ;

Compassion, évocation, onction, écoute, pardon, communion, contemplation (rite orthodoxe) ;

Spiritualité, humanisme, laïcité ;

Il faut lire le livre de Marie de Hennezel et Jean-Yves Leloup : "L'art de mourir".

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

19 juin 2005

Fête de la musique...

Dly050619... quelque part dans le sud de Paris. Le groupe Dead Like You se produit sous un soleil éprouvant, métallique à l'image de la musique du groupe. Ils sont cinq, quatre en T-shirt noir. l'autre est Matthieu.

Dly2_050619

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

25 mai 2005

Le cannaméliste français

Cannameliste écrit par par le sieur Gilliers, chef d'office et distillateur de Sa Majesté le Roi de Pologne, Duc de Lorraine et de Bar - MDCCLXVIII -. L'ouvrage est consultable sur Gallica .

La cannamelle est un ancien nom de la canne à sucre ou canne de sucre ou encore canne de Provence.

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

07 mai 2005

Take a tour of Windows XP...

J'ai voulu réinstaller Windows XP sur l'un des "desktops" familiaux. Je reconnais m'être engagé dans cette opération en toute partialité, gardant en mémoire l'inénarrable et certainement véridique How to install Windows XP in 5 hours or less de Mark Pilgrim. En 150 opérations, ce bougre parvenait magistralement à installer XP. Je n'ai, ma foi, pas démérité : au bout de six heures, Windows XP tombait en marche à nouveau. Pas comme je l'aurais voulu - formatage du disque dur et clean install -, mais il marchait...

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

06 mai 2005

Incompréhensions

- Allô, Christine ? C'est Jacques. Salut ! Je t'appelle... je crois que nous avons enfin trouvé la solution pour ton micro. Je dis "nous" parce que, je t'en avais parlé, j'ai monté un petit groupe de travail sur ton problème. Nous nous sommes bien marrés ! Nous avons commencé par donner un nom à ce groupe : "Road to hell"...
- Qu'est-ce que çà veut dire "rôdetourel" ?
- Tu vas rire : descente... Oui, enfin, non, ce n'est pas important, une blague d'informaticiens, une private joke si tu vois ce que je veux dire... Bon, donc nous avons travaillé toute une journée...
- Toute une journée ? Au boulot ?
- En fait, ton cas est, comment dire, formateur pour nos jeunes. D'ailleurs quand je leur ai parlé de Windows 98, certains, tu aurais dû être là pour les écouter, étaient étonnés : ils en avaient entendu parler mais pensaient qu'il s'agissait d'une légende, tu vois, d'un mythe. J'ai passé la matinée à leur expliquer que Windows 98 avait vraiment existé, enfin... existait vraiment et que le cas que je leur soumettais était un vrai... unique aussi... je veux dire, riche en enseignements quoi !
- Tu te fous de moi là ?
_ Non, non, Christine, pas du tout ! J'essaie de t'expliquer que des comportements comme celui de ton micro et avec des produits qui ont quasiment disp... qui sont rares, un informaticien vois çà une ou deux fois dans sa vie professionnelle...
- OK, tu te fous de moi et maintenant ce n'est plus une question, c'est une affirmation !
- Mais non, on dirait que tu prends mal ce que je te raconte. Je te répète que nous nous y sommes mis à quelques-uns pour étudier ces bugs et franchement, je crois que nous avons compris.
- Compris quoi ?
- Eh bien, compris que le problème venait du navigateur. Et que pour le réinstaller, il fallait également réinstaller Windows 98...
- T’ai-je dit que les CD Windows n'étaient pas fournis avec le PC quand nous l'avons acheté ?
- Oui, oui, je me souviens. Mais tu vas voir, c'est là que le groupe a été efficace. L'idée nous est venue au restaurant. D'ailleurs, il faut que je te parle de çà parce que... pour les motiver, je leur avais promis un resto et nous nous sommes un peu lâchés... J'ai payé mais si tu pouvais me filer un coup de main...
- Jacques, tu es sûr que tu vas bien ? J'aimerais que tu me passes ta femme.
- Non, attends d'entendre la fin : nous sommes souvenus qu'un de nos collègues, parti à retraite il y a vingt ans, avait des compétences en Windows 98. Nous l'avons appelé et, crois-le ou non, non seulement il est venu nous rejoindre l'après-midi pour confirmer notre diagnostic mais il est aussi d'accord pour nous donner une copie de ses CD avec la clef d'activation ! Dans la version SE en plus ! Une pièce de col... Enfin, génial, non ? Je n'aurais jamais cru qu'on puisse retrouver... Bref, je vais pouvoir remettre ton micro à neuf !
- Oui ? Une troisième tentative n'est-ce pas ?
- Oh, c'est toi qui te moques de moi là ! Il y a juste un dernier point à régler. Les CD originaux du gars sont quelque part dans un grenier dans les Alpes. Il ne conduit plus... il veut bien y aller en train... et... il nous a posé la question du coût du billet... Je lui ai dit que je verrais avec toi...
- Je vois en effet. Jacques, c'était quand ce séminaire "Rôdetourel" ?
- Aujourd'hui, pourquoi ?
- Écoute, il est tard, tu dois être fatigué, surtout après une journée pareille. Je te propose que nous reparlions de ceci demain. Et, si tu y penses, dis à ta femme que je l'appelle sans faute demain matin. Bises !

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

09 avril 2005

Le Guichet du Savoir

Bmlyon Une initiative originale de la bibliothèque municipale de Lyon. Toute question ou presque trouve réponse sur le net en moins de 72 heures.

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink

28 mars 2005

Je l'avais presque oublié ce micro...

Vous êtes en réunion. Avec un collègue, vous réfléchissez aux arguments susceptibles de convaincre l'un de vos clients du caractère totalement infondé de ses inquiétudes quant au projet le concernant. Accessoirement et en toute discrétion, vous examinez les différents moyens qui permettraient de remettre ce foutu projet sur les rails - mais comment ? -... Il fait beau, le week-end est proche et par la fenêtre ouverte vous devinez quelque chose de printanier dans l'air.
Le portable sonne, de cette sonnerie indicative de l'appel d'un proche et qui incite à une réponse diligente. Votre chère et tendre épouse vous informe qu'elle est chez une copine - oui, pensez-vous prudemment, mais encore ? -. Sur un ton guilleret, elle précise que le micro de ladite copine est en panne, un problème d'impression semble-t il, et que, peut-être, à distance, pourriez vous...

L'effet est surprenant, du moins pour le collègue qui, au vu du bond que vous faites sur votre chaise, comprend aussitôt qu'on vient de vous annoncer la visite prochaine de votre belle-mère ou toute autre nouvelle de même impact. Compatissant, il se lève et s'apprête à vous quitter, vous laisser digérer tant bien que mal ce coup du sort.

D'un geste vous lui intimez de rester à sa place. Il n'a rien compris le collègue. Rien. Ce bond de votre part, nerveux et dégingandé, a pour origine le fait que vous connaissez bien ce micro par le truchement duquel vous avez, il y a quelques mois, atteint des sommets plutôt remarquables et, en tout état de cause, fort remarqués dans l'art du ridicule. Le micro du copain - le copain c'est-à-dire le mari de la copine -, ce micro sur lequel vous vous êtes acharné lors d'un week-end d'anthologie, un week-end à l'issue duquel le copain est devenu, comment dire, un peu moins qu'un copain.

Votre femme donc, peu soucieuse de ce lourd passé, sollicite gaiement une aide de votre part.

Voir chez l'autre ou ressentir en soi l'instinct de survie à l'oeuvre est une chose extraordinaire : entre le client et le micro, le choix est fait avant même que d'y penser : vous répondez que vous êtes en réunion - une réunion importante, précisez-vous - et que vous rappelez la copine dans les dix minutes. Tout en espérant que le cas du client est plus grave encore que ce qu'il semble être et que, légitimement et à votre grand regret, il ne sera pas possible d'appeler avant ce soir, tard, très tard - dans la nuit ? -, après avoir bu un ou deux de ces trucs un peu relevés pour baroudeurs revenus de tout et de plus loin encore...

L'atmosphère a changé : le cas du client était finalement d'une désolante banalité et, à court de sujets de discussion, vous avez dû laisser partir votre collègue. Inéluctablement, vers 19 h 00, vous vous retrouvez chez la copine devant le micro qui, en vous voyant, émet un bruit très clairement assimilable à un éclat de rire incontrôlable. Déjà, sur le pas de la porte, toujours à votre vue, le chat s'était roulé par terre en miaulant, se tordant le ventre, et vous aviez plutôt mal interprété cet accueil ostensiblement hilare. Pas grave, vous dites-vous, vous avez toujours préféré les chiens à ces imbéciles de chats.

Le micro ? Eh bien, il avait décidé que son disque dur requérait sans attendre un examen de son disque dur. Après avoir tenté vainement de le faire renoncer à cette nouvelle lubie, vous vous inclinez et le laissez faire. Mais vous avez votre fierté et n'acceptez pas de faire le pied de grue pendant plusieurs heures, le temps qu'il analyse chaque segment. Vous rentrez chez vous, dépité, sous le regard goguenard du chat.

Le lendemain, deux ou trois cauchemars plus tard, très dans la tendance "syndrome de Stockholm", vous appelez la copine et vous enquérez de l'état de votre bourreau. Il va bien ce micro, n'a détecté aucun défaut surfacique sur disque dur et serait même enclin à accepter des tâches d'impression. Néanmoins, il affiche toujours une flopée de pages indésirables.
Bref, en fin de matinée, vous êtes de nouveau face au bidule, vaguement décidé à lui faire rendre gorge, tout en ayant à l'oeil le chat dont le côté "civet potentiel" ne vous a pas échappé et pour lequel les idées de garniture vous viennent à l'esprit en surabondance.
Vous aviez bien pensé traiter le cas via un démarrage en mode sans échec - l'incontournable touche F8 de Windows - mais un collègue consulté sur le sujet vous en avait dissuadé, peiné de vous entendre évoquer de telles absurdités. Cependant, là où vous en êtes - et Dieu seul sait peut-être où vous en êtes -, vous décidez l'indifférence aux avis des uns et des autres, y compris et surtout à ceux du chat qui continue de batifoler autour de vous. Vous appuyez sur la touche F8 au démarrage et... tout s'éclaire. Ad-Aware peut enfin supprimer les quelque quatre cents cochonneries précédemment identifiées par ses soins, le fichier Hosts se laisse modifier et Spybot travaille sans problème. Seul, Norton Antivirus, bégueule, refuse de bosser dans ces conditions.

Le micro est enfin maté et c'est une bonne nouvelle car vous pouvez désormais vous intéresser au chat et au contentieux qui vous oppose. Enfin, c'est du moins ce que vous pensiez. Vous ne le pensez plus car la copine est curieusement d'un avis contraire et semble éprouver pour ce félin, une affection dont les fondements vous paraissent, en toute sincérité, obscurs et irrationnels. Rien de comparable avec la relation saine et objective qui existe entre vous et votre chien...

Vous rentrez chez vous, auréolé d'une nouvelle gloire que vous savez fragile et porteur d'un nouveau fardeau : comment devient-on le copain d'un chat ?

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

14 mars 2005

NYPL Digital Gallery

Blake La New York Public Library a mis en ligne sa Digital Gallery.

Astaire

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

08 janvier 2005

Vagues

Pic23668Peint par Emmanuel M.

Novalis écrivait : "Chaque oeuvre d'art a un idéal a priori ; une nécessité en soi, d'être là."

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink

31 décembre 2004

Bonne année 2005 !

Winterbild de Paul Klee

Puisse cette nouvelle année apporter mille et un bonheurs aux lectrices et lecteurs de ce carnet, aux carnetières et carnetiers qui me font l'insigne honneur de se souvenir de ce même carnet, sans oublier mea rara avis qui se désespère parfois de me voir bêtement rivé à à ce clavier qu'elle n'aime guère !

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

French kissing habits

Combien de bises  fait-on dans les régions de France et de Navarre ?  La réponse  sur le blog Glaçons. Découvert grâce au blog Naked translations.

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

26 décembre 2004

Essuie-main d'apparat

Essuiemain1840petitUne amie de retour d'Alsace nous montre la photo d'un essuie-main d'apparat. Cet objet dont j'ignorais jusqu'à l'existence, était brodé de fil rouge (Andrinople ou Rouge du Rhin) sur une toile de lin pour ensuite cacher les véritables essuie-mains jugés trop sales.

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

15 décembre 2004

Apprendre les langues...

... sur le site de BBC World Service. L'anglais bien sûr mais aussi d'autres langues européennes.

Son, video, texte, tout y est ou presque.

Μιλατε Αγγλικα;

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

06 décembre 2004

Panoramiques parisiens

Shake15Découvert sur Standblog, un superbe site conçu par Arnaud Frich qui crée de superbes photos panoramiques.

 

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

31 octobre 2004

Les contraintes d'Azerty

Le marcheur immobile a eu le tort de se déplacer en escalier.

Que peut-on faire lorsque, sans main gauche, on souhaite cependant pianoter ? On peut taper ceci :

honolulu, mi-juin joli là un lopin à limon mou ; un hippy à mol pull uni, poil punk, look poli, non loin, un moujik lippu, junky à ilion nul, poumon molli à polio ou opium...

C'est du moins ce que proposent Eric Angelini et Daniel Lehman dans leur extraordinaire livre "Mots en forme Bestiaire ébloui des lexies teratoïdes" - Editions Quintette -.

Deux conditions pour apprécier : utiliser un clavier Azerty et pianoter à deux mains dans les règles de l'art dactylographique.

J'avais, il y a quelques mois, glissé ce texte à une aimable et expérimentée collaboratrice qui, devant mon sourire provoqué par son agacement à ne pas pouvoir utiliser sa main gauche, en conçut un ressentiment à mon encontre dont je sais , quoi qu'elle en dise, qu'il dure encore...

Lisons plutôt Zénon !

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

10 octobre 2004

Les cerfs volent-ils ?

La lecture rapide de la question appelle une réponse instinctivement négative. Lue à voix haute, cette question devient troublante ; on se rappelle alors les... cerfs-volants.

Cerf_volant
Dans le Dictionnaire Historique de la Langue Française, le cerf-volant désigne d'abord un coléoptère aux mandibules dentelées rappelant les bois du cerf, insecte aux ailes (πτερον) protégées d'un fourreau (κολεος) et autrement appelé lucane (lucanus cervus).
Pour ce qui est de l'origine du même mot désignant le jeu, ce même dictionnaire avance une origine obscure faite d'homophonie avec les mots serps et serpens et d'analogie avec les mots désignant le même jeu dans d'autres langues, mots évocateurs de dragons ailés.

Le cerf ailé, en tant que symbole peut signifier la promptitude dans l'action et sera, pour cette raison, l'emblème de Charles VI avant d'apparaître dans les armes de ses successeurs, Charles VII puis Louis XII.

Mais pourquoi Jacques Coeur fit-il sculpter des cerfs-volants sur le tympan d'une porte de la grand-salle de son palais berruyer ? Mercuriellement hermétique, non ?

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

06 octobre 2004

Aemile

Un collègue nous quitte pour d'autres horizons professionnels. Un petit texte à clefs qui ne vaut que par les quelques formules indélicatement empruntées à La Bruyère.

"Aemile est né ce que d'autres ne deviennent qu'à force de règles, de méditation et d'exercice. Il semble que dans ses premières années il n'a eu qu'à remplir des talents et qu'à se livrer à son génie. Les vues courtes ne peuvent comprendre cette universalité de talents que l'on remarque quelquefois dans un même sujet. Il fait, il agit avant que de savoir ou plutôt, il sait ce qu'il n'avait jamais appris. Mieux encore, il est de ces artisans qui sortent de l'art pour l'ennoblir, s'écartent des règles si elles ne conduisent pas à la sublime simplicité de l'harmonie mathématique ; ils marchent seuls, le noeud papillon bien fait et bien empesé, toujours sûrs, confirmés par le sulfureux succès des avantages que l'on tire parfois de l'irrégularité, de l'accroc fait à telle règle.

Chez cet homme, toutes les occasions de convaincre qui se sont offertes ont été embrassées. Dans les antichambres, lors des dîners, au théâtre, Aemile discourt, propose et souvent dispose. Il est admirable par les choses qu'il fait faire à celles et ceux qu'y pensaient pas. c'est ainsi qu'on se découvre chef de projet ou expert, perché sur le fragile trépied de la conduite de projet, de la technicité et de la consultance, dans l'attente inquiète du signe du dompteur qui vous enjoint de sauter à travers le cercle enflammé de projets diaboliques et autres artifices. Oui, Aemile aime convaincre, séduire et, n'en déplaise aux esprits étroits, le monde est sommé de s'ordonner et de se déployer au gré de sa séminale imagination. Les obstacles à ses majestueuses visions sont, pour lui, autant de sources d'étonnement peiné et d'incrédulité attristée.

Aemile est difficile à suivre et vous courez souvent derrière cet homme subtil et pressé. Au sortir de son bureau, vous êtes convaincu de vos qualités mais plus encore de la supériorité des siennes. Au soleil de ses idées, vous avez brûlé le peu de cervelle que Dieu vous concéda chichement à votre naissance. D'ailleurs, d'ellipses en hyperboles, vous avez oublié pourquoi vous étiez venu le voir.

Pourtant l'homme est faillible. S'il sait la cour et ses usages, Aemile n'est pas toujours maître de son geste et de sa parole. Sans verser dans les excès hérétiques de certains de ses subalternes, il déguise mal sa passion et agit selon ses idées. Ainsi, des concepts nouveaux tels l'e-mail à la rose font éclat et provoquent les foudres des grands commis. Quant à l'"écureuil", il va bien, légèrement roussi aux pattes et à la queue mais doté d'une solide santé et d'une précieuse agilité.

Brisons là. Aemile est un homme aimable. De cette amabilité qui nous mène à ce sentiment extravagant : le regret de son départ."

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

09 avril 2004

Cadence

Il existe une acception musicale du mot cadence différente de la notion de rythme habituellement associée à ce mot. Elle désigne, dans un concerto, un moment d'improvisation - ou d'écriture préalable - accordé au soliste. Improvisation maîtrisée, précisément placée dans les premier ou dernier mouvements et introduite, semble t-il, par un accord de quarte et de sixte avant le tutti
final. On peut ainsi écouter le concerto pour violon composé par Beethoven - son unique concerto pour violon, en ré majeur, opus 61 -, enregistré par Gidon Kremer dans la cadence écrite par Alfred
Schnittke.

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

14 mars 2004

Eternelle Egypte

Relevé sur le blog Ad Usum Delphinorum , le site Egypte éternelle :


Etegypt

Pour peu que l'on dispose des plug-ins édités par Macromedia , ce site, doté d'une version française, est une merveille, à commencer par son introduction.

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

25 janvier 2004

Le latin selon Felix Gaffiot

Gaffiotweb

Ce livre, dont l'avant-propos est daté de janvier 1917, propose en quatrième de couverture le texte suivant, écrit par Félix Gaffiot lui-même :
Il faut abandonner la conception du latin étudié pour lui-même par la grammaire et le thème : une telle étude, qui ne répond plus aux besoins, doit être réservée aux spécialistes. Il faut étudier le latin comme un moyen de formation intellectuelle, comme une discipline de l'esprit. Il faut étudier le latin, en partant du latin lui-même, par la version pour la version, avec une méthode qui, comme celle des mathématiques, soumette l'intelligence à la salutaire contrainte du raisonnement d'analyse et de déduction logique.

L'image permet-elle de voir dans le sous-titre la mention :: Enseignement des Jeunes Filles :: ?

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

28 décembre 2003

Flocons, pliages et ciseaux

C'est en effet génial ! Et je ne résiste pas au plaisir de reprendre ce lien de saison qui ravira enfants et grands rêveurs.

Rendez visite à ce site tout enfloconné qui vous permettra de donner des coups de ciseaux virtuels d'un bel effet.

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

11 octobre 2003

Femmes remarquables

Nous connaissons tous des personnes formidables. Tenez, moi, par exemple : je connais aucune qui après avoir laissé brûler une casserole de coquillettes, découvre avec un ravissement indicible qu'une fois ladite casserole nettoyée, le fond d'icelle reste marqué d'un délicat pochoir au motif de...coquillettes. Une relation nouvelle, quasiment sentimentale s'établit entre cet objet désormais unique et la personne remarquable qui l'a subtilement oubliée sur le feu. Comment ne pas s'attacher - c'est le mot - à quelqu'une d'aussi formidable...

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

10 septembre 2003

Illusions d'optique

Ces images fatiguent rapidement les yeux ; elles sont néanmoins plutôt surprenantes...

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

21 juillet 2003

Azay la nuit...

Azay le jour
Beaucoup connaissent le chateau d'Azay le Rideau ne serait-ce que par une photo. Pour ma part, je l'avais visité il y a quelques années et il reste pour moi l'un des plus beaux chateaux dits "de la Loire" (le chateau d'Azay se mire, je crois, dans les eaux de l'Indre). Mais je n'avais rien vu. Ou, du moins, sans le conseil éclairé (c'est le mot) d'un hôte qui doit être ici remercié, j'aurais ignoré jusqu'à l'existence des Imaginaires d'Azay le Rideau.

Changement de décor...

Imaginaires d'Azay
A la tombée de la nuit, on déambule dans le parc, passant d'un décor de lumières à l'autre, bercé(e) par une musique d'époque. C'est superbe et chacun semble saisi par cette atmosphère magique et propice au recueillement. Il faut vraiment aller voir les Imaginaires d'Azay le Rideau.

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

02 juillet 2003

Une fille d'hiver

Laurent Voulzy l'a chanté bien mieux que je ne saurais l'écrire :
C'est une fille d'Avril,
Pauvre de moi,
Une fille difficile,
Elle ne veut pas
Découvrir d'un fil
Tout ce qu'elle a
...

parc de Sceaux


Celle à laquelle je songe n'est pas de ce mois. Un mois qui me la rappelle pourtant car Pâques est souvent d'avril. Non, elle est d'un mois plus froid, aux confins de l'automne, à l'orée de l'hiver, de ce mois où la nature est plus secrète, recueillie, dans l'attente d'un printemps encore long à venir. Elle est de cendres et de braises, plus exactement cendres sur braises et cela donne un abord réservé. Mais il suffit de souffler et le feu peut jaillir. Car il y a beaucoup à naître dans cette fille d'hiver qui éclôt pour l'amour et l'amitié de qui saura, avec coeur, la regarder. La regarder et, bien entendu, l'écouter...

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

25 août 2002

So british...

Cela s'est passé au début des années 80 à une époque où les vieilles dames anglaises croyaient encore pouvoir circuler librement et sans risque dans Paris. L'une d'entre elles, j'en suis certain, a révisé son jugement certain jour de l'été 80. Je remplissais mes devoirs militaires et tous les matins je quittais un petit studio pour me rendre à la Cité de l'Air.
Ce jour-là , en retard comme souvent, j'étais monté rapidement dans la rame et avais jeté mon dévolu sur une place particulièrement sûre puisqu'à côté d'une honorable dame dont la respectabilité était manifeste pour toute personne dotée d'une vision normale et située dans un rayon de cent mètres autour d'elle. Je ne m'étais pas trompé : à peine la rame avait-elle démarré qu'elle se retourna vers moi pour me demander dans un anglais de haute époque si nous nous dirigions bien vers l'Etoile. Mes parents m'avaient appris ce qu'il convient de faire en pareille circonstance et dans un anglais douteux - ce n'était que le début de ma descente aux enfers, et de la sienne - je lui répondis par l'affirmative.
La notion de temps, Bergson en a amplement parlé, est très subjective. Il était environ 8H30 du matin ce qui, pour moi, voulait dire que ma nuit n'était pas terminée. En un temps pourtant très court, je pris enfin conscience que j'étais dans le métro, que j'avais répondu quelque chose et que, d'habitude, je prenais la direction opposée à celle de l'Etoile. Il y avait donc un problème. Ramassant mes maigres ressources intellectuelles du matin, je me retournai vers la statue victorienne pour lui expliquer que, réflexion faite, elle s'était trompée et devait, à la station suivante, repartir dans l'autre sens. Le regard qu'elle me jeta m'en apprit beaucoup sur l'attitude des lords à l'égard de la valetaille ayant laissé tomber une miette de pain dans la salle à manger.
La place était moins sûre... C'est à l'entrée dans la station suivante que je me réveillai vraiment. Le constat était simple : certes, tous les matins je prenais la direction de Nation, mais ce triste matin-là je m'étais trompé et avais pris la direction de l'Etoile. D'où deux conclusions : la première, l'honorable dame était dans la bonne direction et devait impérativement rester dans la rame, la seconde, je n'étais plus en retard, j'étais très en retard. Trafalgar me parut une bien modeste défaite au regard de la mienne. Sans espoir aucun, je me levai, implorai ma digne voisine de rester assise puis battis retraite précipitamment. Arrivé sur le quai d'en face, je constatai avec effroi qu'elle était descendue du train et, hagarde, cherchait de l'aide... Je me cachai derrière un poteau et montai furtivement dans le premier wagon.
Il est un coin d'Angleterre où les vieilles dames ayant un peu d'éducation savent qu'il ne faut pas prendre le métro à Paris, du moins pas entre Etoile et La Motte Piquet...

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

02 juin 2002

Tours, tuffeau et autres

Il est en pays tourangeau une maison de ville en tuffeau, étroite et profonde, où l'on vit bien où l'on vit juste. Si les maisons de Cadet Rousselle en avaient certainement trois, celle-ci a quatre niveaux.
Quatre univers différents séparés par un escalier de bois craquant aux fenêtres ouvertes à la lumière du sud. Les hôtes reçoivent au premier, méditent et hébergent au deuxième, dorment aux troisième et quatrième.
On y trouve ici et là , dans un désordre mûrement réfléchi, bicyclettes, flûte, piano, clavecin, violoncelle et peintures de famille. Livres à tous les étages mais pas de télévision ni de téléphone portable. Le temps et sa mesure, le temps et son rythme, le temps des saisons sont les dieux lares de ces lieux.
Montées les trois marches d'entrée, vous vous retrouvez, un peu étourdi, à évoquer Renaissance, poésie, montagne, Sainte Maure, tuffeau et bleuets dans une atmosphère faite d'attention, d'écoute et de bienveillance. Les enfants vous y préparent un dîner champêtre des plus délicieux. Restez serein et songez, malgré tout, à examiner avec soin cette porte d'entrée : elle vous fait changer d'espace-temps. Vos hôtes, indulgents, vous pardonnent vos aimables travers et ont la bonté d'évoquer les leurs. Quelques jours encore de ce traitement et vous vous croyezà la fois intelligent et unique. Bien sûr vous l'êtes en général, mais ici en particulier plus qu'ailleurs. A propos d'ailleurs, vos hôtes ont la délicatesse et le tact de ne pas aborder le sujet : il est néanmoins évident que le fait ne pas vivre à Tours relève, au mieux, de la faute de goût. Vous en convenez vous-même : comment vivre sans connaître la librairie Le
Livre, les flâneries dans le jardin des Prébendes, les terrasses de la place Plumereau ? Le chat de la maison ne vous dirait pas autre chose : il ne s'éloigne jamais. Alors que faire ? Partir et, si possible,
revenir...

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)

14 mars 2002

Photos du Pakistan Grégoire Léna

Photos du Pakistan
Grégoire Léna a ramené de plusieurs séjours au Pakistan une soixantaine de photos de grande sensibilité et de profonde humanité.
Sont évoqués, entre autres, le nan, pain traditionnel, le qawwali chant soufi, les rues de Multan, Lahore,... On y voit beaucoup de visages dont celui très serein d'un enfant du village d'Altit dans les chaînes montagneuses du Karakoram. A noter le paysage somptueux d'un plateau verdoyant, celui de la rivière Hunza, entouré de montagnes arides, inondé d'une douce lumière dorée. Les photos et leurs légendes nous apprennent également, qu'en 260 avant J.C., le roi Ashoka de la dynastie Maurya, lassé d'une sanglante guerre de conquête, se convertit au bouddhisme et fit placer aux carrefours des pierres gravées rappelant les devoirs de tolérance et de générosité.
Infos pratiques : du 12 au 22 mars 2002 - Ecole Sainte Marie de Neuilly - 24, boulevard Victor Hugo Neuilly sur Seine -

Posted by Anabates in Hétéroclites | Permalink | Commentaires (0)